Graphothérapie et dysgraphie

Utilisée dans les cas de dysgraphie, la graphothérapie est la rééducation de l’écriture dans sa globalité. Elle comprend la remise à niveau des mauvaises positions graphiques, mauvais mouvements de l’écriture, l’amélioration de la latéralité, …

En général, la dysgraphie se manifeste après l’apprentissage de l’écriture ou au début de l’adolescence. Les conséquences sont visibles dans le travail de l’enfant : difficultés de relecture, lenteur excessive entraînant travaux inachevés, cahiers mal tenus, peur d’écrire et/ou gênes physiques, illisibilité, écriture en miroir, …

L’infrastructure de l’école ne sait pas bien gérer de manière individuelle cette problématique.  Il est important de débloquer l’enfant avant qu’il ne s’enferme complètement. L’enfant développe un comportement de repli par rapport à son écriture et appréhende de s’en servir. Cela risque de le démotiver et de compromettre la poursuite de ses études, voire même de l’orienter vers un type d’enseignement qui ne correspond pas à ses capacités réelles.

Les principales causes de la dysgraphie :

  •  La relation entre certaines dominances de l’œil, de l’oreille, de la main, du pied et de l’hémisphère cérébral peut également avoir une incidence sur l’apparition de troubles graphiques.
  • Un problème instrumental est dû à une mauvaise utilisation de l’instrument scripteur et à un mauvais agencement épaule – bras – main – doigts. Ceci se manifeste lorsque l’enfant doit acquérir vitesse et efficacité.
  • Une faiblesse dans l’un de ces domaines handicapera de manière systématique le parcours graphique de l’enfant.
  • La précocité d’un enfant peut entraîner un désintéressement pour les travaux écrits, souvent trop lents.
  • La dyslexie entraîne le plus souvent la dysorthographie. Les hésitations créent alors des gestes inadaptés. Certains enfants camouflent leur difficulté par un graphisme malhabile.
  • Les enfants souffrant de dyspraxie ont des difficultés à exécuter des mouvements volontaires et l’apprentissage de l’écriture nécessite pour eux un suivi important et emprunt de multiples encouragements.
  • Les enfants confrontés à des difficultés de concentration ont une écriture plus irrégulière, saccadée. Il semble plus difficile pour ces enfants d’acquérir une écriture efficace. Les automatismes sont plus difficiles à intégrer.
  • Les problèmes d’ordre psychologique tels que manque de confiance en soi, désir de non-communication, désir de non grandir …
  • Un traumatisme peut entraîner une perte d’efficacité au niveau de l’écriture. Il s’agit alors d’une dysgraphie post-traumatique.